Résonance Magnétique Nucléaire - Cours théorique de RMN

Principe de la RMN

La spectroscopie RMN consiste à observer les transitions entre 2 niveaux d’énergie très proches d’un noyau soumis à un champ magnétique.
Lorsque l’on soumet un noyau d’hydrogène à un champ H0, les noyaux vont s’aligner sur champ magnétique (c'est à dire leur moment magnétique de spin μ). Leur nombre quantique magnétique de spin aura soit comme valeur ms = ½ , état le plus stable dans le même sens que H0, soit ms=-1/2 à l’opposé de H0 et minoritaire (valable pour les noyaux de nombre de spin I = ½). Le rapport entre les 2 populations est proche de 1. Il en résulte une légère aimantation notée M0.

Niveau de spin

Quand le noyau est soumis à H0 il s’aligne sur le champ mais entre aussi en précession (suite à son mouvement de rotation sur lui-même). Le moment magnétique prend une vitesse angulaire proportionnelle à H0 : w0 = γB0

Precession de spin

Pour qu’il y ait basculement, il faut appliquer un champ H 1 perpendiculaire à μ de façon à ce que la force générée fasse basculer μ (règle de Lorentz ou des 3 doigts)

Basculement de spin


Si le champ H1 est fixe la condition n’est remplie qu’une fois par rotation… d’où l’obligation de créer un champ tournant H1. Concrètement on simule un champ tournant grâce à un solénoïde et un courant alternatif. La vitesse de rotation simulée w1 doit être égale à w0. Les conditions pour un basculement sont ainsi toujours remplies !
Lorsque la fréquence de Larmor est atteinte, il y a résonance et basculement de l’aimantation M0.

La technique utilisant une fréquence fixe et un balayage de champ est abandonnée  pour la RMN impulsionnelle car beaucoup précise: H0 reste fixe, et on envoie un « flash » de radiofréquence balayant la zone de fréquence intéressante. On excite ainsi tous les noyaux d’un coup.

Les cours de RMN

- le déplacement chimique
- l'effet d'écran
- le couplage