Analyse par HPLC : correction

1) La détection par  UV des composés  est basée sur l’absorbance ( loi de beer-lambert) des solutés.

L’absorbance et donc l’intensité du pic est proportionnelle à la concentration du soluté et au coefficient d’absorption molaire du soluté qui est fonction de la longueur d’onde.
Il est donc normal de voir des pics différents sur les 2 chromatogrammes.

2)

a) les solvants employés pour la phase mobile sont :
-
le méthanol et le chloroforme : solvants toxique par inhalation, ingestion et contact
-
l’ammoniaque : corrosif
L’emploi de lunettes de protection, de gant, le port d’une blouse et la manipulation des solvants  sous hotte aspirante est obligatoire.

b) L’analyse du chromatogramme s’effectue en comparant les temps de rétention :
- le pic 1 correspond au produit 3
- le pic 2 correspond au produit 4
- le pic 3 correspond au produit 6
- le pic 4 correspond au produit 7
- le pic 5 correspond au produit 9

Une  faible variation des conditions opératoires entre deux injections peuvent faire varier les temps de rétention et donc l’interprétation des pics. L’ajout du produit pur au mélange pour chaque soluté identifié permettra  de confirmer chacun des composés.

c) L’aire du pic est proportionnelle à la masse de produit injectée : mi =  KiAi

Avec m  la masse du soluté i, Ki le coefficient de proportionnalité et Ai l’aire du pic du composé i. Pour comparer les résultats, il faut donc regarder les intensités relatives des pics.
On peut donc calculer les intensités par rapport au pic A par exemple.
Les intensités relatives sont :

 

Pic B

Pic C

Injection 1

0.22

0.93

Injection 2

0.24

0.89

Injection 3

0.25

0.96

Injection 4

0.23

1.02

Injection 5

0.24

0.99

La moyenne des intensités relatives pour le produit B est 0.236 avec un écart maximum à la moyenne de 0.016 soit 6.77 %.
La moyenne des intensités relatives pour le produit C est 0.958 avec un écart maximum à la moyenne de 0.068 soit 7,1 %.
L’erreur est donc assez importante et les mesures ne sont pas particulièrement fiables.

d) la phase mobile est constitué d’un mélange de chloroforme, de méthanol et d’ammoniaque. Seules les proportions de chloroforme et de méthanol varient.

Le méthanol étant plus polaire que le chloroforme, la solution A qui en contient le plus est la plus polaire.  Suivant le gradient d’élution, on peut dire que la polarité augmente jusqu’à t= 14 min, puis reste stable jusqu’à t= 23 puis  décroît